LYNGK

Dans LYNGK il y a 48 pions de 6 couleurs différentes dont une minoritaire, appelée « le blanc », qui peut représenter n’importe laquelle des 5 autres.  L’objectif est de construire des tours de 5 pions de couleurs différentes et celui qui au final en aura fait le plus sera le gagnant. Au début toutes les couleurs sont neutres et appartiennent aux deux joueurs. Mais au court de la partie chaque joueur doit réclamer deux couleurs ce qui signifie que l’adversaire ne pourra plus jouer les pions ou les piles de ces couleurs.

Le fait que les couleurs soient neutres en début de partie et que certaines d’entre elles deviennent propriété des joueurs en cours de jeu est un aspect stratégique très original. Il faudra les réclamer au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard. Quand à la tactique, on se concentrera sur le blocage des pièces adverses de plusieurs façons possibles ou bien on fera en sorte de forcer l’introduction d’un pion « le blanc » dans une pile adverse ce qui ne rapporte aucun point.

LYNGK est le 7ème et dernier jeu du projet GIPF qui compte quelques bijoux du genre, véritables chefs-d’œuvre de ludisme abstrait du 21ème siècle. Contrairement aux autres, c’est la première édition de ce jeu sorti tout spécialement pour les 20 ans du projet et franchement personne ne s’attendait à ce qu’un nouvel opus apparaisse. Les fans du projet GIPF seront évidemment comblés par ce LYNGK parfaitement dans la ligné de ses ainés, simple, élégant, très épuré et vraiment abstrait. Et même s’il est sensé reprendre certaines caratéristiques des 6 autres jeux, c’est à TZAAR qu’il fera le plus penser. Son auteur belge Chris Burm a encore frappé très fort avec ce LYNGK. Chapeau l’artiste !

 

This entry was posted in Ma ludothèque. Bookmark the permalink.

Comments are closed.